La Traversée :

Départ :                   Dakar, Sénégal (décembre 2019)

Arrivée :                   Brésil (printemps 2020)

Durée estimée :       120 à 180 jours

Escale :                    Aucune

Ravitaillement ou relève partielle d’équipage : deux contacts prévus

Distance totale :         ≈3000 km

La Vocation :

À travers sa mission de devenir la première femme à traverser l’Atlantique à la nage d’un continent à l’autre, Heidi et son équipe dédient cette nage extrême à l’une des préoccupations environnementales les plus actuelles et impératives : la protection de l’eau, des océans et de leurs écosystèmes.

En effet, l’eau et les écosystèmes marins sont des enjeux qui nous touchent à tous les niveaux dans notre chaîne alimentaire. Affectée par la pollution de nos activités industrielles et économiques, la situation devient dramatique à plusieurs endroits dans le monde et très vite, notre survie en dépendra…

Sécurité : bâteau escorte & équipage

Un navire accompagnateur et un équipage suivra la nageuse. Ce navire sera conforme à la réglementation internationale (OMI), veillera à la sécurité de la nageuse et offrira un espace de repos et de récupération adéquat tout autant pour elle que pour l’équipage d’expédition.

Membres de l’expédition :

 

Titre et rôle Autres détails
1 Maître d’expédition et Capitaine Marin professionnel
2 Adjoint au maître d’expédition (second)  Marin professionnel
3 Mécanicien Marin professionnel
4 Cuisinier (facultatif) Marin professionnel
5 Kayakiste  de mer (secouriste) Sécurité nageuse
6 Caméraman Documentaire, vidéos, photos
7 Paramédical : massage et récupération Soins quotidiens nageuse
8 Médecin Santé/Sécurité nageuse et équipage

 

Séances de nage

La nageuse sera en mer de jour uniquement et fera deux séances de quatre heures de nage et ce, 5 à 6 jours par semaine, prévoyant ainsi parcourir une distance de 20 à 25 km quotidiennement.

Supervision et sécurité de l’athlète

La supervision de la nageuse sera assurée par deux membres de l’équipage en tout temps :

  • le kayakiste de mer supervisera et guidera à une distance de quelques mètres la nageuse lors de ses sessions de nage ;
  • le capitaine, supervisera à l’aide de ses instruments de contrôle la position de la nageuse et pourra observer à l’aide d’un sonar les menaces imminentes.

Équipe terrestre

Cette équipe assure et coordonne le travail à faire en milieu terrestre et virtuel, afin que les buts de l’expédition soient atteints. Les actualités, la position GPS de la nageuse et les communications externes seront gérées par une équipe travaillant sur trois continents.

Traçage par GPS

Afin que vous puissiez me suivre quotidiennement dans cette odyssée, une carte de l’Atlantique sera visible en tout temps sur mon site Internet, vous permettant de connaitre régulièrement ma position dans l’Atlantique au cours de chaque journée.

Alimentation

Le plan alimentaire prévu se compose d’un menu équilibré vérifié par une nutritionniste.

Puisque nous allons être en mer pour plusieurs mois, la possibilité d’obtenir des aliments frais est très limitée. C’est pourquoi, la plupart de nos aliments de base seront sec  et devront être réhydratés, afin de pouvoir les cuisiner.

Puisque nous valorisons et faisons la promotion de comportements éco-responsable, nous avons fait le choix de nous nourrir avec des mets végétariens.

 

Récupération

À la fin de chaque séance de nage, je retournerai à bord du catamaran, afin de donner un compte rendu de ma séance, me reposer et recevoir des soins thérapeutiques.

Risques

La période de l’année la plus propice, choisie en fonction des données répertoriées

sur les Pilots Charts, correspondant aux risques de tempêtes tropicales, est de novembre

à avril. L’embarcation, dédiée à l’expédition, sera capable de supporter les conditions

océaniques et permettra d’offrir tout l’espace requis pour les besoins de l’équipage, ainsi qu’un certain confort et une certaine stabilité.

Animaux marins

Divers mécanismes de sécurité seront utilisés, afin d’encadrer la nageuse et de lui offrir un maximum de sécurité ;

  • liquide répulsif à requins (Shark repellant) et ultrasons anti-requins (Shark shield)
  • sonar, sondeur multifaisceaux qui sera utilisé pour reconnaître les déplacements des animaux marins ;
  • combinaison rayée créant de la confusion pour certains prédateurs et une
  • protection tactile contre les piqûres de méduses ;
  • temps limite de la nage sur les périodes ensoleillées : entrée à l’eau une heure après le lever du soleil, sortie une heure avant le coucher de celui-ci ;
  • drones-caméra afin d’identifier certains OFNI hors de portée de vue de l’équipage.

Blessures

Un médecin sera présent à bord. Il devra posséder de l’expérience en mer et pourra assister l’athlète régulièrement, ainsi que tout membre d’équipage nécessitant des soins.

 

Il y aura également, au moins un autre membre d’équipage détenteur du Brevet professionnel Médical 3 STCW2010.

Confinement en mer

Une ressource psychologique joignable et accessible à terre en cas de besoin.

Tentatives antérieures

Voici un résumé des essais réalisés dans le passé :

 

1994

Guy Delage entreprend une traversée à la nage entre Cap-Vert à la Barbade (2 100 milles marins) en 55 jours, en utilisant un radeau autonome qui navigue à la dérive lorsqu’il dort. Selon les archives, il prendra 55 jours à rejoindre les Caraïbes, cependant la distance parcourue lors de la dérive n’a pas été enregistrée et aucun témoin n’a authentifié l’exploit.

 

1998

Benoit Lecomte, a nagé de Hyannis, (USA) à Quiberon, (France) en 73 jours (3 716 miles marins). Lors de cette expédition, il nageait 8 heures par jour et deux navires de sécurité l’assistaient. Il a fait une escale de 6 jours aux Açores. Par ailleurs, en tenant compte de la durée et de la distance parcourue, la vitesse de sa nage enregistrée selon un calcul simple, correspond à une vitesse de nage d’environ 8 milles par heure. Ce serait impossible à atteindre ou à maintenir. En supposant donc qu’une portion du trajet fut effectuée par la dérive de son navire accompagnateur lors de ses périodes quotidienne de repos, on ne peut connaitre exactement combien de kilomètres il a nagé.

 

2009

Jennifer Figge, a nagé depuis les îles du Cap-Vert jusqu’à l’île de Chacachacare, à Trinidad. Elle n’a nagé qu’une partie de la distance sur un total de 2 160 milles nautiques. Elle utilise une cage de requin pendant ses sessions de nage (jusqu’à 8 heures par jour) luttant contre de forts vents et des vagues jusqu’à 30 pieds. À l’origine, elle avait prévu de nager aux Bahamas, mais elle avait dépassé 1 000 miles (1,600 km).

 

2010

Jennifer Figge, a nagé de Cap-Vert à Trinidad sur une période de 31 jours. Nageant six heures par jour, 17 miles par jour, elle a nagé 139 heures et 25 minutes et a totalisé 300,86 miles sur un parcours de 2,186 miles.

 

2013

Figge a entrepris une autre expédition. Cette fois, elle a nagé une distance totale de 257,5 miles nautiques (477 km) au cours d’une période de 32 jours. Elle a quitté le Cap-Vert le 8 avril et a atterri sur les rives d’Antigua, dans la mer des Caraïbes, le 9 mai 2013.

 

2016

Ben Hooper, un britannique, a entrepris de nager de Dakar (Sénégal) vers Natal (Brésil). Il voulait devenir le premier homme à effectuer la distance complète à la nage entre deux continents en raison de 8 heures de nage par jour, promettant le retour à sa position GPS à chaque matin. Bris mécanique et problème de santé (multiples brûlures de méduses) l’obligèrent à abandonner après un peu plus d’un mois en mer et moins de 200 kms de nage.